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vendredi 20 novembre 2009

1994: une bonne année pour chiller en musique

Découvrez la playlist Ninety Four avec Wu-Tang Clan



C'est une chaîne de causalité un peu longue qui a fait de cet article ce qu'il est: un best of de l'année 1994 pour le Hip-Hop et surtout Rnb américain (dans la mesure des bases de données de deezer ...). L'idée de départ était de vous faire découvrir ou redécouvrir les premiers titres d'Aaliyah. Et pour une fois j'ai une bonne excuse pour parler d'elle. La raison étant la réalisation d'un biopic sur sa courte vie et notamment sur sa relation avec R.Kelly. C'est avec lui qu'elle commence alors ca carrière (c'est-à-dire à l'époque où il rappait encore). Elle sort Age ain't nothing but a number en 1994. Le son est bien à l'ancienne, coulant comme à l'ère du G funk. Et c'est là que je me suis vite rendu compte que l'année 1994 fut une année chargée en classiques.

Alors que Mitterand en est à son second mandat, Clinton entame le premier. Le Roi Lion commence à marquer des générations, ainsi que le décès de Kurt Cobain. En France, Axelle Red nous chante la sensualité et Obispo, tombé pour elle, tandis que I AM danse le MIA. De l'autre côté de l'Atlantique, notre Aaliyah fricote donc avec R.Kelly. Les TLC étaient encore trois et nous ont servis le fameux Crazysexycool. A noter, la présence d' Andre 3000 (Outkast) sur le titre Sumthin wicked this way comes. Raphael Saadiq lui faisait alors partie de Tony!Toni!Toné! Au même moment le petit Nasir aka Nas fait ses débuts avec Illmatic. Common sérénade le HipHop (I used to love H.E.R) et le Wu-Tang nous assome avec C.R.E.A.M. Sinon vous trouverez aussi du B.I.G, du Warren G et du Brandy. Pour ceux qui ne finissent pas en "i", il faudra regarder ce que c'est sur le lecteur!

samedi 10 octobre 2009

Le bootleg improbable: Miley Cyrus vs. Notorious B.I.G.


Pas besoin de présenter Notorious B.I.G, je m'attarderai donc plutot sur le deuxième élément de ce bootleg. Miley Cyrus, ado superstar des Etats-Unis, est une création Disney de toute pièce. Elle commence par sa propre émission télévisée: Hannah Montana, dans laquelle elle chante. Ensuite viennent les films et la carrière solo. Tout cela à l'âge de 17 ans. Celle qui tente de se détacher de son image de petite fille doit toutefois garder sa musique et son apparence "clean" du fait de son public très jeune. Son dernier single Party in the USA, malgrès quelques pas de chorégraphie discutable, faisait cela. C'était une soirée manger/bouger quoi. Mais grace à Party and bullshit, Biggie donne un tout autre sens à ce titre. Et avouons-le, ça sonne plutôt bien. Qui l'aurait cru!



lundi 27 juillet 2009

Ces producteurs, compositeurs et paroliers qui passent de l'autre côté de la console (partie II).


Ces dernières années, on a pu voir les producteurs avancer sur le devant de la scène. Autrefois uniquement connu des affecionados, certains d'entres eux sont devenus des superstars. Alors que maintenant personne n'est plus choqué de voir Diddy rapper ou Timbaland sortir un album solo, je vais parler de quelques uns de ces producteurs, beatmakers, paroliers, ... qui ont décidés à leurs tours de briller sur le devant de la scène. Ayant déjà parlé de The-Dream et Keri Hilson dans la première partie, et alors que P.Diddy lance une nouvelle émission de télé-réalité à la rentrée, revenons sur son parcours.



Selon le magazine américain de hiphop The source, P.Diddy, Sean Combs, de son vrai nom est le deuxième homme le plus influent du hiphop derrière Jay Z. Pour cela, Diddy, vous le comprenez bien est allé bien plus loin que de l'autre côté de la console. Mais commençons par le commencement. Bien que né à Harlem, Sean reçoit une éducation complète et va même jusqu'à étudier le marketing à la fac. C'est grace à cela qu'il devient stagiaire chez Uptown records, alors écurie de Jodeci et Mary J Blige. Abandonnant la fac, Diddy va travailler de près avec ces deux artistes et rapidement acquérir un poste important au sein d'Uptown Records. Passons sur les années qui suivent, qui ne seront pas ses plus brillantes, pour en arriver à la création de son propre label.

En 1993, à l'âge de 34 ans, Diddy va commencer à construire l'empire que l'on lui connait aujourd'hui. Et c'est Notorious B.I.G sous le bras qu'il le fait. Sa poule aux oeufs d'or c'est lui. Il en fait le label Bad boy records. Mise à part Biggy, il a emmené MJB et Jodeci de Uptown, et signe aussi la compagne de B.I.G, la chanteuse Faith Evans. La réussite de Bad boys records est facilement mesurable quand on regarde la rivalerie East Coast / West Coast dont elle au centre face à Death Row Records. Death Row, présidée par le redoutable Suge Knight, est la maison de Tupac et de Snoop. L'issue de cette rivalerie on la connaît, l'un après l'autre, B.I.G et Tupac sont assassinés en 1996.



La mort de Biggy est décisive dans la carrière de Puff. En 1997, I'll be missing you (Tu va me manquer) en featuring avec Faith Evans est le premier single de son aventure solo. Le producteur ne va pas chercher très loin, il sample Every breath you take de Police et change le texte. C'est un succès. Le rappeur novice va donc réitérer l'expérience. Sur son propre album intitulé No way out mais aussi sur l'album posthume de Notorious, Life after death. On retiendra alors des titres tels que Mo money mo problems ou encore Been around the world. et alors que les tenues portées dans ses clips sont douteuses, il lance une ligne de vêtements urbains, Sean John. Bad Boy Records ne devient alors qu'une pièce du puzzle Bad Boy Entertainement.

Il faut dire que Diddy a le don d'alterner prod et solo. On retiendra entre autre la franchise (part one et part two) I need a girl, mais aussi la bande son du film Bad Boys II (Bad boy for life) avec Martin Lawrence et Will Smith. Ces titres sont sur son album We invented the Remix sorti en 2002 et The saga continues de 2003. Diddy, il l'aime le devant de la scène. En 2006 il fait en quelque sorte un come back (il sort Nasty girl feat B.I.G, Jagged edge et Nelly en 2005) avec l'album Press play. On y trouve des tubes comme Come to me avec Nicole Scherzinger ou encore Tell me avec Christina Aguilera et Last night avec Keyshia Cole.



Pendant ce temps là, Sean va se lancer dans une nouvelle, ou presque, démarche de production. C'est avec MTV qu'il lance Making the band (monter le groupe). Il va faire de la télé-réalité du processus de création d'un groupe. Les auditions et éliminations sont rythmés par des épreuves de danse, de chant, d'écriture. Diddy veut la total. Le groupe créé lors de la première saison est hors de contrôle et est dissout rapidement. C'est avec le groupe de fille Danity Kane que l'aventure prend réellement forme. Les 5 filles sortent deux albums dont la création est entièrement télévisée. Mais Diddy a dissout le groupe il a quelques mois mécontent de certains de ses membres. L'année après avoir créé Danity Kane, Diddy refait la même au masculin. Il en sort un groupe type Boyz II men (en moins loveur), Day 26 et un artiste solo Donni Klang. En effet Donni, petit blond aurait fait tache parmis les mecs de Day 26. Mais Diddy produit aussi la ptie vie de la maisonnée Simmons. Run's house est une émission qui met en scène le réverend Run (de Run DMC biensur) en tant que père de famille. Mais cette rentrée Diddy va encore plus loin. Il lance Making His Band (monter son groupe). Le concept est le même que dans MTB sauf qu'il est à la recherche de musiciens et de coeurs pour l'accompagner sur son prochain album Last Train to Paris.

En attendant de voir comment se déroule cette nouvelle aventure, Diddy se joint à sa petite protégée de Bad Boy, Cassie sur le titre Must be love dont voici le clip.


Piste bonus: le remix avec N.O.R.E, ici.

Faute d'être un MC convainquant, Puff a du flair et n'est pas prêt d'arrêter de faire des affaires.